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  JEUNE RESISTANCE 23


NOUS VIVONS UNE EPOQUE FORMIDABLE

 

OLDHAM, QUAND LA DURE REALITE REPREND LA PAROLE.



Alors que le débat sur l'immigration semble désormais clos, que les bienfaits promis par les sociétés multiraciales ne peuvent plus être contestés, voilà que l'actualité nous présente la ville anglaise de Oldham en proie pendant plusieurs jours à des émeutes raciales. Etrange paradoxe d'un monde cosmopolite assuré de connaître le bonheur le plus parfait, qui offre en spectacle des rues en flamme remplies de jeunes immigrés haineux et menaçants. Un paradis fait de beaux discours suivis d'images de policiers alignés derrières des boucliers en plexiglas pour protéger les blancs du quartier de Clarksfield des représailles des jeunes pakistanais du quartier de Glodwick. Nous sommes loin des propos angéliques sur la chance que représente pour nos pays l'arrivé massive et incontrôlée de populations extra européennes.

Plutôt que de s'interroger sur les fondements et sur l'avenir des sociétés multiraciales, l'ensemble de nos journalistes et intellectuels ont préféré rechercher d'hypothétiques responsables à cette explosion de violence. Les fondements du monde qu'ils nous proposent et nous imposent ne pouvant être mauvais, si défaillance il y a, celle-ci ne peut provenir que d'éléments subversifs mal intentionnés. Alors, commence pour nos plumitifs un tourment insoutenable, car le visage défiguré par la haine de ces "jeunes" les désarçonne. Certains, les plus paresseux, fustigent la campagne électorale que mène le British National Party (Front National anglais) dans la ville et désignent les provocations de ce parti comme l'unique responsable de tous les troubles. D'autres, plus réalistes, tentent de partager les torts entre Anglais et Pakistanais tout en dénonçant les propos racistes de certains responsables du parti conservateur de Margaret Thatcher. Mais rien n'y fait, la lecture de leurs articles n'apporte aucune explication satisfaisante. Ces beaux esprits sont bel et bien à côté de la plaque, déconnectés. Ils ne peuvent pas comprendre les propos de cette mère de famille anglaise qui déclare : "Ces…gens là ne nous créent que des ennuis vous savez. Ils sont violents, impolis, mal éduqués. Les jeunes surtout". Ils ne peuvent pas comprendre non plus les propos de ces jeunes pakistanais qui, un mois auparavant, avaient violemment lynché un retraité blanc de 75 ans en criant "Fiche le camp de notre territoire".
Ils ont été formés pour disséquer les statistiques du chômage, du CAC40 ou encore de la balance des paiements…Or ici, il n'y a pas de chiffres ni de pourcentage permettant de quantifier le taux d'intégration ou le taux de racisme des habitants. Christophe Boltanski dans Libération avoue même son étonnement par rapport aux violences en déclarant qu'il n'y a pas de "zone fermée" aux Anglais de souche à Oldham et ajoute au contraire que "Sur les 220 000 habitants d'Oldham, les Asiatiques ne comptent que pour 12 %. Principalement pakistanais ou bangladais, ils ne sont majoritaires dans aucun quartier". Dans son esprit, promiscuité et mixité sociale doivent normalement venir à bout des préjugés et du racisme. Toujours dans son esprit, une minorité de 12%, soit en réalité plus de 30 000 personnes, n'est pas suffisante pour constituer un foyer de tension. Or 30 000 personnes c'est énorme, cela correspond à l'équivalent de la population d'une grande ville comme Colmar. Soulignons que parmi ces 30 000 personnes, 40% sont au chômage alors qu'en Angleterre le taux de chômage est à peine de 6%. Une telle différence avec la moyenne nationale ne peut s'expliquer que par une incapacité profonde des populations allogènes de s'adapter aux mœurs et aux principes qui gouvernent la société britannique. Même les jeunes, immigrés de la troisième génération, restent profondément hermétiques au mode de vie occidental et à la courtoisie européenne.
Il faut y avoir vécu pour comprendre l'alchimie infernale en œuvre dans ces zones de non droit, pour pressentir l'atmosphère d'insécurité qui peu à peu a du s'installer dans les rues et les quartiers d'Oldham. Il faut imaginer ces grappes de 15 à 20 jeunes, agglutinées le longs des trottoirs qu'il faut franchir, sous leur regard insolent, avec sa femme et son enfant en bas age. Il faut déchiffrer ce sentiment qui grandit dans les esprits que nos proches, nos amis sont en danger, sentiment mélangé à une sensation d'impuissance faite de renoncement et de lâcheté. Ce samedi soir du 26 mai, comment ne pas comprendre le geste de la mère d'un jeune Anglais pris à parti par des Pakistanais qui, inquiète de la tournure des événements, sollicitait l'aide de proches avec son téléphone portable. Bien sûr, dans les minutes qui suivirent, l'altercation entre des jeunes anglais venus en secours et les Pakistanais virait à l'émeute raciale. Mais cet excès de violence était inévitable dans une ville comme Oldham. Alors quand Eric Hewitt, le chef de la police du Grand Manchester, déclare que "la tension n'a cessé de monter depuis quelques mois, c'est pourquoi nous avons multiplié les patrouilles de police. Mais personne n'aurait pu prédire la violence et même la férocité manifestées en fin de semaine.", on est en droit de se demander si ce bonhomme est un incompétent ou s'il est un menteur payé pour cacher la vérité aux Britanniques. Dans des quartiers comme ceux-là, il suffit qu'un groupe d'Anglais décide ne plus baisser les yeux devant les regards appuyés d'un groupe de Pakistanais pour que la situation vire à l'affrontement interethnique. La paix sociale ne tient que sur l'atonie des populations européennes face aux nombreux écarts de comportement de délinquant souvent issus de l'immigration.
Le désœuvrement social de ces minorités déracinées, exilées et sur-assistées les conduit à développer des comportements ultra violents. Toute forme de déracinement nourrit chez l'homme, comme chez les animaux, un stress à l'origine d'une hyper agressivité. En France, pour décrire les actes des jeunes des cités, les services de police parlent de comportements qui relèvent de la psychiatrie. Ajoutez-y l'impossibilité historique de faire cohabiter des populations de culture, de race, de religion et de mœurs différentes et vous obtenez les émeutes de Oldham, prémices d'une longue série en Angleterre, en France et en Europe. D'ailleurs, après les émeutes d'Oldham c'est au tour de la ville anglaise de Leeds de connaître les joies des sociétés multiculturelles. Ici encore des centaines de jeunes d'origine asiatique se sont déchaînés contre la police, mais cette fois sans aucune raison apparente. Mais la raison, nous la connaissons tous malgré les propos du porte-parole de la police de Leeds qui niait tout caractère raciste à ces violences.
En France, on évite le terme d'affrontement ethnique, on lui préfère celui d'émeute tout simplement. Pourtant, quand les cités s'enflamment, il s'agit également de minorités ethniques en proie à un excès de violence. Seuls les événements de Vauvert ont échappé à cette règle et ont été présentés comme des troubles ethniques. Rappelons qu'à Vauvert, dans la nuit du 15 au 16 mai 1999, les "jeunes" de la cité du bosquet déferlaient sur le centre ville suite à l'assassinat par Joël Elie de Mounir Oubajja qui volait sa voiture. Le Centre ville fut mis à sac. Les bars et commerces furent incendiés. Les journaux avaient alors vilipendé le racisme… des gérants des bars du centre ville et avaient repris en cœur la version que SOS racisme produisait des faits. On sait aujourd'hui que les militants de SOS racisme avaient poussé les jeunes des cités à faire de faux témoignage afin d'accréditer la thèse du crime raciste. Toujours cette volonté de nier les faits, de vouloir à tout prix repousser le moment de l'addition. D'une certaine manière, nos voisins britanniques ont au moins le courage d'appeler un chat, un chat et une émeute raciale, une émeute raciale. Voilà qu'à chaque fois que le sujet de l'immigration semble bel et bien enterré, il ressurgit de nulle part pour jouer les trouble-fête. Nos élites, en recouvrant d'un couvercle de plomb médiatique la marmite bouillonnante de la société multiraciale, ne font qu'aggraver le phénomène en reportant son dénouement tragique à plus tard. Dénouement qui pourrait bien ressembler à celui des Serbes du Kosovo.
Force est de constater qu'en Europe s'allume un à un les signaux nous alertant qu'un conflit civil est imminent. La tension monte. L'ensemble du continent sera concerné, mais la France sera en première ligne. Une guerre de Bosnie puissance mille. C'est pour échapper à ce triste destin que nous essayons d'éclairer nos compatriotes. Car ce qui se passe à Oldham c'est de la gnognote à côté de ce qui se trame dans l'ombre de nos vies douillettes. Pendant que nous tondons notre gazon, la mine satisfaite, la minuterie d'une bombe ethnique à retardement décompte inexorablement les heures de bonheur qui nous restent à vivre. Aujourd'hui nous mangeons notre pain blanc mais demain…

Karl Hauffen