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  DEVENIR 12


 

10 raisons de se révolter…

CULTURE : La loi du marché règne


La société marchande dans laquelle nous nous vautrons depuis 50 ans s'est attaquée très tôt à l'authentique culture européenne. A la place, ce que nous avons le déplaisir de voir et d'entendre jour après jour : un amas infâme baignant dans un océan de publicités racoleuses. Dont le peuple décomposé en petites fourmis mercantiles se gave sans retenue. Une bonne raison de se révolter contre cette situation…

Pour en arriver là, il fallait commencer par dévaloriser aux yeux de la jeunesse une certaine éducation classique en portant au pinacle les études économiques et de marketing. L'homme d'aujourd'hui et plus encore de demain n'a le droit d'exister que s'il prouve son efficacité. Tout autre type humain - le héros, le guerrier, l'artiste enraciné - est sensé n'avoir jamais existé ! Cette jeunesse " spécialisée " dans les pratiques de l'argent et le dieu PNB n'imagine pas que les peuples européens ont bâti leur histoire sur la base de valeurs pagano-chrétiennes à mille lieux des soubresauts de Wall Street. Dès lors, puisque la culture d'un peuple est le reflet de son âme profonde, rien de surprenant à ce que les boys acéphales " citoyens du monde " acceptent comme naturel que plus une seule manifestation artistique ne se déroule sans la présence parasitaire de pseudo-mécènes de l'univers glauque de la publicité et de la finance. La culture, d'instance autonome ou dépendant de l'Etat, est passée aux mains des marchands, banquiers, industriels, etc…. Apothéose de cette main-mise : les ventes aux enchères chez Christies et autres lupanars de l'art, où des membres de l'hyper classe mondialiste rachètent les trésors culturels de l'ensemble des peuples de la terre. Sculpture, peinture, littérature, tradition : pas un pan des réalisations ou du vécu culturels des Européens n'échappe désormais au matérialisme. Et in fine, les pourvoyeurs du pseudo-art médiatisé jusqu'à la nausée ont rapidement déteint sur le contenu des " œuvres " imposées au public. Abstraction, goût de la difformité, apologie du non sens : l'art moderne, la culture faste fou plongent leurs racines dans la vision du monde de l'individualisme marchand. L'art n'est plus qu'expérimentalisme, recherche de sensations les plus abjectes pour l'auteur comme pour la " clientèle ". En fait, le socle immuable de l'art européen depuis 25 siècles - le classicisme et ses multiples variantes - a tout simplement été abattu et relégué dans les musées. Individualisme marchand mais aussi - dernier avatar - universalisme béat. L'art devient patchworks ethniques, aspiration à la grande parousie du métissage. Il est quasi interdit pour un artiste d'oser puiser son inspiration à une seule et unique source - celle de ses ancêtres. La petite touche - ou la grosse louche - multiculturelle dans l'œuvre est un blanc-seing pour sa promotion. Sans reptation " dans le sens de l'histoire ", pas de médiatisation.. Et mise à l'index. En 1945, les troupes d'occupation hollywoodienne en Allemagne y interdirent la réédition des contes de Grimm. Tout le monde sait que les frères Grimm étaient nazis…

L'abyssale différence entre la culture de l'occident décadent et celle des vrais Européens blancs réside aussi dans le refus du monde et du vivant d'un côté, le grand oui à la vie et à l'ordre naturel et cosmique de l'autre. La culture mondialiste se consomme, s'ingère mais ne se vit pas. Son omniprésence est une des facettes du cancer qui ronge l'Europe à bout de souffle. Et parce qu'elle ne repose sur aucune expérience vitale, cet artefact généré par la folie américaine menace de pulvériser la moindre œuvre qui recèle encore la sève du génie créateur autochtone.

La résistance culturelle s'impose donc. Il nous faut revendiquer une contre-culture radicale. Non seulement la revendiquer mais la vivre. Au travers de la musique, de l'écriture, d'un nouvel artisanat, d'une nouvelle architecture réveillant nos élans apolliniens et dionysiaques. Il ne s'agira pas de se cantonner dans une reproduction passéiste des styles qui ont fait la grandeur européenne mais de s'en inspirer pour générer de nouvelles expressions qui intégreront à la fois l'immuable âme européenne et la réalité du XXIème siècle. N'oublions jamais que c'est la réalité et l'attitude de l'homme face à elle qui produisent inlassablement de nouvelles formes. Mais ces "nouveautés" sont radicalement différentes de celles magnifiées par la mode moderne, laquelle se contente de " mettre sur le marché des produits ". Apologie du beau, du grandiose, du cosmique, mariage de l'éternel classicisme et des formes esthétiques nationales ou régionales. Voilà notre programme. En fait, il " suffit " - oserais-je ce verbe ? - de prolonger plusieurs millénaires de culture européenne. Cette perpétuation n'est possible que si, au fond de notre être, nous cultivions chaque jour que les dieux font, cette noble aspiration…